GANGIRLS WITH TALENT: GIULIANA LEILA RAGGIANI

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Giuliana Leila Raggiani

La jeune femme derrière la sublime marque de maille Giu Giu

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Bonjour Giuliana, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi?

Je m'appelle Giuliana Leila Raggiani, je suis la créatrice de Giu Giu. J'ai 28 ans et je vis entre Paris et Los Angeles.

En dehors de la sphère mode et design, j'ai longtemps été ballerine et j'enseigne maintenant le yoga et la méditation. J'adore le soleil, l'odeur du jasmin et j’apprécie toujours un bon soda Campari. Mes amis m'appellent l’oignon, parce qu’il y a selon eux plusieurs couches en moi.

Giuliana

 

 

 

 

Grandir aux États-Unis au milieu d'une famille italienne, c’était comment?

Comment cela a-t-il façonné ton histoire?

 

Pour être tout à fait honnête, j'ai eu du mal à m’y faire quand j'étais plus jeune puisque je suis allée dans une école américaine plutôt “classique”. C’était le genre d’école où les enfants avaient tendance à se moquer de ceux qui avaient un nom qui sonnait “étranger” ou du moins non-américain, et aussi de ceux qui pour le déjeuner ramenaient des restes de carciofi ripieni alla siciliana plutôt que les typiques sandwichs au beurre de cacahuète et la jelly!

 

Une fois que j'ai commencé à grandir et à partir du moment où ma carrière de designer a évolué, j'ai vraiment commencé à apprécier l'influence culturelle italienne sur mon sens de l’esthétique et appris à reconnaître mon héritage familial dans l'industrie de la mode. Encore aujourd’hui, il est certain que Giu Giu n'aurait pas pu exister sans la bénédiction de ma Nonna, et rien n’aurait été possible sans le label de cols roulés Vaccaro qu'elle a lancé dans les années 60 avec son frère Gino (mon parrain) lorsqu'ils ont immigré à Boston depuis l’Italie.

 

 

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LorsQUE tu créées, où puises-tu ton inspiration?

Principalement dans les voyages. Le fait d’ouvrir et d’élargir mon environnement m’offre toujours de nouvelles perspectives lorsque je créé une collection. Ca peut être une couleur qui attire mon attention pendant un voyage, et à partir de là, la gamme de couleurs pour la saison se dessine dans ma tête. Chaque ville a vraiment son énergie, alors j'essaie toujours de capturer l'essence même de celle je ressens.

Conserver un certain sens de l'humour dans mes collections est aussi très important pour moi. Le monde peut être bien trop sérieux, en particulier dans l'industrie de la mode, alors rapporter un peu de légèreté rend toujours les choses plus fraîches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment décrirais-tu la vision et l’esthétique Giu Giu?

Sans âge, sans genre et sensible.

Avec une certaine forme d’intemporalité dans la qualité et une attention particulière aux details.

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On dirait que ton histoire d’amour avec le tricot remonte a bien longtemps, est-ce que cette relation t’a toujours semblée évidente?

Inconsciemment, je pense que cette connexion a toujours existé puisque j’ai toujours aimé créer des motifs et mélanger les matières et les textures, que ce soit sous la forme de peintures ou de collages. En tant que danseuse aussi, la maille était super importante puisque je m’amusais à réparer et superposer mes tenues pour les cours. Ca m'a donné la flexibilité et l’envie de jouer avec le tissu et les mouvements du corps.

La maille a ensuite réellement commencé à faire partie de mon travail de designer lorsque je me suis inscrite à la Central Saint Martins à Londres. Là-bas on m'a demandé de choisir entre la mode homme ou femme, et la seule solution que j'ai trouvée pour éviter d’avoir à faire un choix était l'option de la maille. C’est pendant cette formation que j'ai pu vraiment explorer cette relation, ce fait de créer une pièce textile à partir de rien puis de décider de la forme  qu’elle prendra en tant que vêtement. J'ai adoré ce sentiment de liberté.

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Ton travail semble être imprégné de beaucoup de sentiments nostalgiques. Pour toi, la nostalgie est-elle essentielle dans la création?

La nostalgie est une autre de mes principales sources d’inspiration. J'aime ces moments spéciaux lies à des sensations qui peuvent vous faire voyager dans le temps, que ce soit par rapport à une odeur, un son ou une sensation contre la peau. Je suis fascinée par le corps, l'esprit et la mémoire, alors j'essaie d'explorer cette idée de nostalgie quand je créÉ.

J'adore demander aux gens quelle était leur tenue préférée lorsqu’ils étaient enfants, pour ensuite les entendre en parler et les voir retomber amoureux du sentiment éprouvé lorqu’ils portaient cette tenue même. C'est ce sentiment que j'essaie de reproduire dans mes créations. C’est un sentiment de familiarité, quelque chose qui vous fait vous sentir en sécurité.

 

 

 

 

 

SI TU POUVAIS CRÉER UN GANG de 3 FEMMES QUE TU ADMIRES, QUI CHOISIRAIS-TU?

Ah, question difficile ... Je suis très reconnaissante d'avoir dans ma vie beaucoup de femmes vraiment belles et admirables.

Mais pour le moment je pense que je devrais dire ma Nonna Palmira, Caroline McKenty (mon ancienne mentor de la maille et reine du Lower East Side), et Carine Roitfeld.

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QUELLES SeraieNT TES TROIS PIECES PRÉFÈRÉES DE NOTRE SÉLECTION?

L'ensemble top et pantalon en soie bleu ciel Base Range

les bracelets Kyoto Tango, parfaits comme bracelets de copines

la bague yes de Open House Projects, Surtout parce que j'adore Monika, la créatrice de ce Génial petit bijou

 
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Es-tu un earlybird?

oui completement! le lever du soleil est pour moi le moment le plus magique de la journée.

Cet instant tranquille où personne n'est encore réveillé, et où l'on peut prendre le temps de se (re)centrer avant de commencer sa journée.

 

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QUelles sont tes trois adresses favorites à...

 

 

Los Angeles

l'ocean pacifique

mon petit nid douillet a Venice

Gjusta

 

 

 

 

Paris

les petits matins au Palais Royal

la librairie galerie 0fr. 

la Chambre Noire

Comment as-tu découvert Gang of Earlybirds?

par ma jolie copine Stella qui m'a dit d'y jeter un œil. EnsuiTe on s'est rencontrées avec Fanny dans mon showroom a paris .

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New York

 

mon spot secret sur l'east river

Paracelso

la gallerie d'art PIPS Ping Pong 

 

Elise GillesComment